SNUipp-FSU Guyane
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Budget 2009 : une régression sans précédent
lundi, 29 septembre 2008
/ SNUipp-FSU 973 /

co-secrétaire départemental du SNUipp Guyane

Vous trouverez ci-dessous les informations rendues publiques par le ministère et obtenues auprès du cabinet. Le premier degré est particulièrement victime des choix budgétaires. Il s’agit d’une rupture sans précédent dans la préparation du budget : pour la première fois, alors que le nombre d’élèves augmente, le nombre de postes va diminuer considérablement. 1/3 des postes formant les RASED sont supprimés. Il ne s’agit pas d’un transfert mais d’une perte : ce sont des dizaines de milliers d’élèves qui bénéficiaient d’une aide individuelle ou en petit groupe qui vont en être privés.

* Global :
- - 13 500 postes dans le public et le privé.
- - 6 000 dans le primaire et - 7 500 dans le secondaire.

* Primaire :
- Effectifs : hausse de 15 400 élèves dans le public et 1000 dans le privé

Public Privé
Création Suppression Création Suppression
Evolution effectifs 500 100 ?
Poste E et G en réseau 3 000
Mis à dispo 500
Stagiaires 3 000
Total5006 500100 ?

- + 500 postes en fonction de l’évolution des effectifs soit un poste pour 30 élèves.
- - 3000 postes E et G. Ces postes sont supprimés en RASED. Les personnels E et G concernés seraient affectés sur des postes d’adjoint devant une classe dans des secteurs comportant des élèves qui rencontrent des difficultés. Le dispositif n’est pas, selon le ministère, fixé mais les personnels garderaient leur statut et leurs bonifications. Il s’agit de suppressions de postes et non de redéploiement.
- - 500 postes de mis à disposition (auprès d’associations, dans des cellules TICE, langues vivantes, musées, …).
- - 3 000 postes au concours : cela se traduira par la suppression de 1 200 postes effectuant les décharges de direction (750 ¼ de décharges) et 6 000 stages de formation continue.


Communiqué de presse SNUipp

Ecole primaire : rupture dangereuse

Le Ministre de l’Education Nationale vient d’annoncer que le projet de budget 2009 prévoyait 6 000 suppressions d’emploi dans les écoles élémentaire et maternelle. Pour la première fois une hausse du nombre d’élèves (15 400 élèves supplémentaires attendus en septembre 2009) s’accompagne de suppressions de postes.

En effet, derrière l’affichage mensonger de la création de 500 postes, ce sont bien des milliers d’enseignants qui vont manquer à la rentrée 2009 dans les écoles. Des enseignants qui travaillent avec des petits groupes d’élèves en difficulté dans les RASED, des enseignants qui assurent les remplacements de congés maladie ou de maternité, en passant par les stagiaires qui effectuent les décharges des directeurs d’école, ou permettent le départ en formation continue, ou assurent la mise en place des TICE à l’école, seront beaucoup moins nombreux. Aux classes plus chargées, s’ajoutera la remise en cause de l’aide aux élèves en difficulté avec l’annonce de 3 000 suppressions d’enseignants des RASED alors que le ministre prétend faire de la lutte contre l’échec scolaire sa priorité ! Après le « débrouillez-vous » sur les 60 H, la remise en cause de la maternelle, cette annonce constitue une immense régression qui amplifie le renoncement à une école publique au service de la réussite de tous.

L’annonce de mise en réserve de 500 postes de personnels administratifs qui seraient affectés aux futurs EPEP est une véritable provocation. Ce nouveau projet n’a fait l’objet d’aucune concertation alors que le précédent avait été rejeté par l’ensemble des organisations syndicales, associatives et d’usagers du service public d’éducation.

Ce projet de budget confirme une rupture dangereuse qui s’opère dans le premier degré. Elle permet sans conteste, d’attribuer à Xavier DARCOS la médaille d’or du ministre de l’éducation nationale le plus agressif contre l’école publique.

Le SNUipp demande solennellement au gouvernement de renoncer à ces suppressions massives de postes et à son projet d’EPEP. Il appelle les enseignants des écoles à participer massivement à la journée du 07 octobre et à la manifestation nationale du 19 octobre.

Paris, le 26 septembre 2008