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Fenêtre sur classe

journal N°69

journal de la section

jeudi 7 février 2008 (Date de rédaction antérieure : 10 septembre 2005).

SEPTEMBRE 2005

Une rentrée dans la plus grande confusion

 

Les annonces ministérielles de cette rentrée ne peuvent faire illusion auprès des enseignants des écoles. Elles ne font pas oublier que le Ministre impose, par décrets, l’essentiel des mesures contestées de la loi Fillon, qu’aucune mesure budgétaire nouvelle n’a été prise en cette rentrée et que le budget 2006 se prépare sur les mêmes bases.

Après une année marquée par de multiples mouvements, la rentrée dans les écoles maternelles et élémentaires de Guyane se déroule dans un climat particulièrement tendu et dans la plus grande confusion. Les écoles primaires s’apprêtent à scolariser 2 500 enfants supplémentaires alors que seulement 60 postes ont été créés, soit un poste pour 42 élèves. La première conséquence sera une augmentation importante des effectifs dans les classes.

Malgré cela, de nombreux enfants inscrits sur les listes d’attente resteront encore sur le carreau (parmi lesquels des enfants d’enseignants). La priorité étant donnée aux élèves du primaire, la scolarisation des enfants de maternelle est en chute libre.

Très peu d’aides éducateurs restent en poste en cette rentrée. L’annonce de la mise en place de 7 000 à 10 000 Emploi Vie Scolaire (au niveau national) ne permettra pas (cf. page 4) de répondre aux missions révélées par les Aides Educateurs ? Combien de postes seront attribués à la Guyane ?

Pour ajouter à ces difficultés et alourdir le climat de cette rentrée, suite au blocage de postes sur l’île de Cayenne (mesure à laquelle nous avons toujours été opposés cf. page 7) de nombreux cas de séparation familiale n’ont pu trouver de solution. De plus, encouragés par des promesses syndicales et la complaisance d’ IEN, des collègues multiplient à l’envie les recours et certains IEN procèdent à des échanges et affectations « sauvages ».

Enfin, pour compléter le tableau, les listes complémentaires n’ont pas encore été affectées plus d’une semaine après la rentrée, malgré nos demandes maintes fois réitérées

Si la volonté de scolariser tous les enfants recueille évidemment notre plein accord, nous n’en accepterons pas pour autant une dégradation inacceptable de nos conditions de travail. Lors de nos tournées d’école et à l’occasion des demi-journées d’information syndicales (cf. page 8) nous construirons avec l’ensemble de la profession les éléments de mobilisation afin que les municipalités assument pleinement leurs responsabilités en matière de mise à disposition de locaux.

J-N G.

Responsables de secteur

 

Eddy SEGUR (Secr. départemental)

tél 06 94 90 98 14

Secteur Cayenne, Rémire,

St-Georges, IUFM

 

Christian Bourrel

tél 06 94 46 35 04

Secteur administratif,publications, gestion du fichierr

 

Jean,-Noël GRANDVILLEMIN (secr. départemental)

tél 06 94 91 30 91

Secteur Matoury-Macouria,secteur administratif,publications, trésorier

 

Dominique Terrien

Tél 06 94 90 24 83

Secteur St-Laurent, Mana, Apatou

 

Paul LOSADA tél 06 94 41 40 76

Secteur Kourou-Sinnamary-Iracoubo

 

Loïc-Marie Clément tél

Secteur des fleuves

Email : loiqui@yahoo.fr

 

Karine Fronteau (secr. départemental)

Tél 06 94 30 17 29

Organisation

 

VOS ELUS A LA CAPD

Commission Administrative paritaire départementale (gestion du personnel : mutations, avancements, stages)

 

Titulaires

Eddy SEGUR 

Eric COLINO

Karine FRONTEAU

Alain CANDALE

 

CTP

Comité technique Paritaire (gestion des postes, carte scolaire)

 

Titulaire

Eddy SEGUR 

Eric COLINO

 

Conseil de formation

Formation continue

Titulaire

Eric COLINO

Jean Noël

GRANDVILLEMIN

Suppléant

Karine FRONTEAU

 

CAEN

Conseil départemental de l’Éducation Nationale (calendrier scolaire, taux de l’IRL, etc.)

Titulaire

 

Alain CANDALE

Eddy SEGUR

Suppléant

 

Eric COLINO

 

Colloque sur le mal-être des enseignants

Comme nous vous l’avions annoncé l’année dernière le SNUipp-Guyane organise, au début du mois d’octobre, un colloque sur « le mal être des enseignants ».

Madame Nicole Rascle, Professeur de Psychologie différentielle et de la santé à l’Université Victor Segalen de Bordeaux encadrera ce colloque avec Madame Laurence Janot, ancienne institutrice, (militante SNUipp  !!) devenue maître de conférence à l’IUFM d’Aquitaine, et spécialisée dans les questions de stress des enseignants et de violence à l’école. Elles s’appuieront sur les enquêtes que vous avez bien voulu renseigner aux mois de mai et juin.

Nous vous invitons à venir nombreux. Ce colloque se fera sur deux sites différents :

· à St-Laurent le mercredi 5 octobre au C.C.L,

· à Cayenne les vendredi 7 et samedi matin 8 octobre à l’auditorium de la CCIG.

Les documents pour demande d’autorisation d’absence vous seront fournis en temps utiles.

 

E.V.S. : Emplois de Vie Scolaire

 

Lors de sa conférence de rentrée, le Ministre Gilles de Robien, a annoncé la création de 45 000 Emplois de Vie Scolaire (en réalité 18 000 créations nettes, dont de 7 à 10 000 pourraient concerner les écoles).

Il s’agit là d’un changement avec la politique menée ces dernières années qui visait plutôt à supprimer des postes dans les établissements scolaires et à réduire le nombre « d’adultes » présents, justifiée par le taux d’encadrement trop important !

Ces contrats, ainsi que les missions qui y sont associées, font largement penser à un retour des Aides-Educateurs, mais avec des conditions encore plus dégradées :

- durée des contrats de 6 mois renouvelables jusqu’à un maximum de 2 ans.

- travail à temps partiel imposé ou 20 ou 26 heures hebdomadaires (suivant le type de contrat).

- salaire sur la base du SMIC horaire.

L’entrée dans la vie active par le biais de temps partiel et mal rémunéré devient une norme. Ces contrats sont dans la droite ligne de la politique de la précarisation de l’emploi (notamment des jeunes) menée par le gouvernement, à travers par exemple le Contrat Nouvelle Embauche, la remise en cause du code du travail, ...

Après l’expérience des aides-éducateurs et des assistants d’éducation, l’arrivée des Emplois de Vie scolaire soulève de nombreuses questions :

- durée des contrats.

- intégration et continuité du travail avec les équipes.

- formation à l’emploi.

- possibilité de formation personnelle.

- niveau de recrutement.

- nombre de personnels recrutés.

Le bilan de l’expérience des AE avait conduit le SNUipp à estimer nécessaire la présence de personnels non-enseignants dans les écoles et à formuler un certain nombre d’exigences :

- la pérennisation de ces emplois.

- un statut d’emplois publics stables et qualifiés.

la reconnaissance d’une nécessaire professionnalité pour l’encadrement des élèves handicapés ou pour d’autres missions : aide à la gestion des BCD, nouvelles technologies, aide à l’encadrement des élèves, ...

Les modalités :

La circulaire du MEN du 29 Juillet 2005 les précise :

La mise en œuvre est prévue dès la rentrée 2005.

Contrats d’accompagnement dans l’emploi et Contrats d’avenir. Ce sont des contrats créés par la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005.

Ils sont financés à 90 % par le Ministère du travail et à 10 % par le Ministère de l’Education Nationale.

45 000 recrutements annoncés pour l’Education Nationale avec l’objectif de 20 000 d’ici fin décembre 2005. En fait, ces nouveaux contrats remplaceront les 27 000 CES (Contrats emploi solidarité) et CEC (Contrats emploi consolidé) actuellement en fonction dans les établissements du second degré. Il n’y aurait donc que 18 000 emplois nouveaux. Le 1er degré pourrait compter sur une dotation de 7 à 10 000.

Les missions :

Elles doivent être précisées mais devraient recouper celles actuellement occupées par les aides-éducateurs encore en postes et les assistants d’éducation, y compris les AVS.

A noter qu’il est précisé que les EVS pourront prendre en charge des tâches administratives et venir en aide aux directeurs et directrices d’école, ce qui est une nouveauté.

Une circulaire du Ministère relative à la scolarisation des élèves handicapés précise que les EVS seront des personnes ressources pour faciliter l’accueil des élèves handicapés, principalement dans les écoles maternelles. Le Ministre annonce la scolarisation de 4 à 5 000 enfants handicapés dans les écoles maternelles à partir de cette rentrée.

 Scolarisation des élèves en situation de handicap

Une circulaire conjointe du Ministère de l’Education Nationale et du Ministère délégué à Sécurité Sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la Famille (circulaire n° 2005-129 du 19 août 2005. B0 n° 31 du 1er septembre 2005), a été adressée aux Inspecteurs d’Académie et aux Préfets de départements.

Cette circulaire met en place un certain nombre de mesures pour l’inscription et la scolarisation des élèves en situation de handicap dès cette rentrée. Ces mesures sont transitoires, dans l’attente de l’entrée en vigueur au premier janvier 2006 de dispositions de la loi du 11 février 2004 : Maison du Handicap, Commission des Droits et de l’Autonomie.

Nous avions nous-même alerté le Ministre de l’éducation nationale, en juin dernier, sur les conséquences de cette loi (cf. circulaire EDUC-AIS 16.06.05), sur le manque d’information en direction des collègues, l’absence d’anticipation et le manque de moyens (enseignants spécialisés, AVS, matériels adaptés…).

La circulaire fixe 4 axes de travail pour les inspections académiques :

1 – assurer l’information des publics et des acteurs concernés. Les IA doivent mettre en place une cellule d’écoute téléphonique, se rapprocher des associations de parents d’enfants handicapés et des directeurs d’établissements spécialisés (sans plus de précisions).

2 – organiser les collaborations nécessaires : les IA doivent travailler avec les directions départementales des affaires sociales et les départements. Cette organisation préfigure le futur travail au sein des maisons départementales des personnes handicapées.

3 – Organiser l’inscription et la scolarisation des élèves handicapés.

La circulaire distingue deux cas de figure :

l’enfant est déjà scolarisé à l’école ou accueilli dans un établissement spécialisé : l’inscription dans une école de référence attendra des décrets qui seront publiés dans le courant de l’automne

l’enfant n’a pas encore été scolarisé. L’obligation légale d’inscription peut s’appliquer sans décret (et ce, dès l’école maternelle). La circulaire du ministère précise que dans ce cas, « les parents peuvent demander l’admission de leur enfant à l’école sans qu’il ait eu d’analyse préalable de leur situation par la CDES  ». Cet accueil peut se faire « au moins à temps partiel ».

4 – Les moyens disponibles.

La circulaire propose de « renforcer les capacités d’accueil des écoles et établissements scolaires grâce à des moyens complémentaires », en faisant appel « aux personnels recrutés sur des contrats d’accompagnement vers l’emploi » pendant la période transitoire qui sépare l’admission de l’élève des décisions éventuelles prises par les CDES.

Ces personnels assureront une aide à l’équipe. Cette nouvelle fonction, baptisée ASEH (Aide à l’accueil et à la Scolarisation des Élèves Handicapés), sera préférentiellement orientée vers la petite et la moyenne section, la fonction d’AVS étant réservée aux plus grands et à l’école élémentaire.

Premiers commentaires

Le ministère réagit face à la question de la scolarisation des élèves handicapés. Il estime à « 4 000 ou 5 000 » le nombre d’enfants dont les parents sont « susceptibles de demander une intégration à l’école maternelle lors de cette rentrée ». Il le fait cependant très tard, sans aucune consultation. Les équipes découvrent ces dispositions en cette période de rentrée !

 Le ministère annonce 8 000 emplois vie scolaire (ASEH), qui « ne se substitueront pas aux AVS » dont le nombre est augmenté de 800. A nouveau, ce sont des emplois précaires, non qualifiés qui sont recrutés là où on a besoin de personnels formés, spécialisés… La circulaire laisse entendre que les AVS n’ont plus de place à l’école maternelle, et fait la distinction entre une aide centrée sur l’autonomie (propreté, repas, déplacements…) et une aide à dominante éducative et pédagogique.

Le principe de non-discrimination est inscrit depuis plusieurs années dans les textes européens. Il est repris dans la loi du 11 février et donne effectivement droit aux parents de scolariser leur enfant « sans préalable ».

La circulaire cependant ne précise pas l’organisation au niveau de l’école : comment réaliser « l’évaluation des besoins en situation scolaire de l’enfant », quelles dispositions concrètes prendre ? En tout état de cause, c’est aux inspecteurs de l’éducation nationale chargés d’une circonscription, de « mettre en œuvre ces modalités d’aide à l’accueil et à la scolarisation », d’assurer « le suivi et l’évaluation, en lien avec l’inspecteur chargé de l’adaptation et l’intégration scolaires ».

Les CCPE doivent examiner les dossiers des jeunes inscrits à cette rentrée avant le 15 novembre et au besoin la CDES doit être saisie avant le 15 décembre. Pour les équipes confrontées à des situations très difficiles, l’attente sera longue ! Il peut y avoir des cas d’urgence qui doivent se traiter sans délai.

Nous vous proposons de nous faire remonter toutes les informations sur les situations dont vous auriez connaissance dans votre école et les difficultés que vous rencontrez si vous êtes touché par une mesure d’intégration dans votre classe afin que nous puissions faire un point avec le Rectorat. Nous ferons une évaluation de la situation et, à partir de vos éventuelles observations demande-rons les moyens pour résoudre vos difficultés.

J-N G.

 

CTPA : le compte n’y est toujours pas !

 

Le lundi 29 Août 2005 s’est tenu le CTPA de réajustement. Une fois de plus, nous avons eu les documents très tardivement et donc peu de possibilité de faire des vérifications.

En plus des 45 postes ouverts lors du CTPA de février (pour rappel, le SNUipp avait voté contre la carte scolaire et avait appelé les collègues à se mobiliser lors d’une journée de grève pour dénoncer l’impossibilité de résorber les listes d’attente et d’offrir aux enfants de Guyane l’ enseignement de qualité auquel ils ont droit), le recteur a exposé la possibilité de création de 15 postes supplémen-taires pour répondre aux dernières demandes des municipalités, dotation qui semble être acquise au niveau du ministère.

Très rapidement, nous nous sommes aperçus que les propositions d’ouvertures de classes ne pourraient satisfaire les nombreuses listes d’attente et que cela se traduirait pour l’ensemble de la profession par des effectifs alourdis dans nos classes. De plus, les documents ne mentionnant pas les effectifs prévus dans chaque établissement, ils ne nous permettaient pas de nous positionner face aux propositions de l’administration. Nous avons à nouveau demandé d’avoir des documents complets dûment renseignés d’autant plus que nous avons assisté à une vaste valse d’hésitation des IEN qui semblaient perdus entre les possibilités d’accueil et le nombre d’enfants à scolariser.

Nous avons dénoncé le manque de prévision des municipalités, notamment celle de St-Laurent qui pour la deuxième année consécutive demandait au dernier moment l’ouverture de 14 classes. La conséquence directe est que plus de 350 élèves ne pourront pas être accueillis avant la Toussaint. Il est clair que l’égalité d’accès à la scolarité est une fois de plus mise à mal. Nous nous sommes également étonnés de voir que sur Mana, seule une classe serait ouverte alors que nous savons que plus de 500 enfants ne sont toujours pas scolarisés dans ce secteur. A Kourou, l’ouverture de 3 classes ne pourra malheureusement pas couvrir les besoins. L’ouverture de 4 classes à Matoury est prévue mais pour trois d’entre elles, les locaux ne sont pas encore disponibles. 4 classes sont également ouvertes sur Rémire-Montjoly, 1 à Roura et 1 à Macouria.

Dans le chef-lieu, la situation est loin de s’améliorer. En effet, une liste d’attente de 400 enfants nous est annoncée avec l’ouverture d’une seule classe sur la maternelle J. Macé. Depuis plus de 3 ans, nous avions exposé l’obligation de la construction de 2 groupes scolaires sur Cayenne afin de résorber les listes d’attente et surtout d’avoir un taux d’encadrement qui nous permettrait d’assurer un enseignement de qualité. Au mois de juin, le SNUipp avait rencontré la municipalité et nous avions demandé au maire de voir sur l’ensemble des établissements la possibilité d’installer de façon même temporaire des structures d’accueil afin de résoudre les problèmes devenus récurrents sur Cayenne : effectifs lourds dans les classes, listes d’attente de plus en plus longues, scolarisation en maternelle de plus en plus tardive. Visiblement, notre requête qui au mois de juin semblait avoir trouvé un avis favorable n’a pas été suivie de faits. La municipalité fait des pieds et des mains pour que les classes soient « bourrées » à 30 élèves, que les écoles soient en ZEP ou pas. Le SNUipp préconise à l’ensemble des équipes éducatives de bloquer les listes à 25 en ZEP et à 27 hors ZEP. Il faut absolument que la municipalité de Cayenne assume ses responsabilités et qu’elle installe provisoirement des bungalows chaque fois que cela est possible. Il est hors de question que nous, les enseignants, assumions seuls les dysfonctionnements d’un système que nous ne cessons de dénoncer.

Oui à la scolarisation de tous les enfants de Guyane, à l’exigence de la qualité de l’enseignement dispensé dans nos écoles, pour accéder à une vraie égalité des chances et à la liberté de procéder à de véritables choix. Les deux vont de paire et la 5ème puissance mondiale ne peut se résoudre à faire l’impasse sur l’un de ces deux principes rappelé dans le projet académique tout fraîchement adopté.

Eddy Ségur

 Opération transparence

Le SNUipp a déploré qu’un tel travail n’ait pas eu lieu au sein d’un groupe de travail afin qu’en CAPA nous puissions nous focaliser sur les affectations et notamment se prononcer sur les cas pour lesquels il y aurait litige. En procédant aux réaffectations, nous nous sommes vite rendu compte que nous ne pourrions pas satisfaire toutes les demandes. Pire, certains dossiers médicaux et sociaux validés avec obligation d’être affecté au plus loin à Kourou et des demandes de rapprochement de conjoint avec 2,3 enfants ( et plus ) n’étaient toujours pas résolus. Nous avons demandé à nouveau le déblocage des postes (voir ci-contre) afin de trouver une solution pour tous les collègues titulaires. Comme à chaque CAPA, le SNUipp a demandé que les affectations se fassent selon les règles de la fonction publique ( affectation des titulaires, puis des PE2 et enfin des contractuels ).

Nous avons argumenté notre proposition en démontrant que chaque année depuis 1999, sans aucun blocage, plus de 70 contractuels se retrouvent affectés entre Kourou et Cayenne et donc, il y avait possibilité pour un certain nombre de contractuels à Bac +2 d’être affecté près du campus pour poursuivre une licence en formation du soir. Mais il est clair que seul un véritable plan de pré-recrutement comme celui que nous avons proposé permettrait la résorption de l’auxiliariat. En effet, nous savons tous qu’il est plus que compliqué de poursuivre des études tout en prenant la charge d’une classe. Pour exemple, le dispositif qui consistait à faire des doublettes pour permettre à des contractuels de prendre une classe sur une demie année et sur l’autre demie année, être à temps complet au campus, a bien montré ses limites (abandons et nombreux échecs). De plus, il est absurde de réserver des postes pour les contractuels recrutés à Bac. Il n’existe aucune formation réservée aux travailleurs sur le campus pour obtenir un DEUG ou diplôme équivalent grâce à des cours du soir. Comme nous le préconisons, il est plus cohérent et plus équitable de prévoir un véritable plan de formation continue accessible à tous les contractuels, sur le temps de travail, pour leur permettre d’accéder aux différents niveaux de recrutement des concours.

Il est bon aussi de rappeler qu’il y a 5 ans, le SNUipp, sur le plan national, avait obtenu l’instauration du concours spécial d’instituteur et qu’en 1999, il ne restait plus qu’une dizaine de contractuels. A ce moment, nous avions demandé une augmentation du nombre de postes au concours externe et notamment au concours du cycle préparatoire accessible aux Bac + 2 avec 3 ans d’ancienneté dans la fonction publique afin de pourvoir à l’augmentation des effectifs sur les années à venir. A l’époque, la scolarisation pour tous n’était pas au goût du jour et au contraire, nous avions assisté à une réduction des postes au concours. Nous sommes passés alors de 10 à 250 contractuels recrutés en 5 ans. Nous refusons que l’on nous taxe de syndicat ne luttant pas contre la précarité. Nous sommes les seuls à demander de véritables mesures ( plan de pré-recrutement, augmentation des postes au concours, plan de formation se projetant partout en Guyane, amélioration des conditions de vie et de travail sur tous les sites de Guyane qui incitera ainsi les nombreux licenciés de Guyane à passer le concours,….) pour résorber les problèmes d’auxiliariat. Oui à la résorption de la précarité et à la titularisation de tous les contractuels mais dans le respect des textes, dans l’équité et la plus grande transparence. Nous ne participerons pas au populisme et au clientélisme.

Résultat de cette CAPA : impossibilité de réaffecter tous les collègues en difficulté, même parmi ceux qui avaient un avis favorable sur St-Laurent, nombreux collègues affectés en doublon sur un même poste, plus de 150 classes sans maîtres sur toute la Guyane, et enfin aucune lisibilité sur les affectations en AIS.

La rentrée se fait encore une fois dans la plus grande cacophonie.

Eddy Ségur

 

Stages de formation continue 2005-2006

 

Le droit à la formation continue sur le temps de travail

Conquête des luttes syndicales dans les années 70, chaque collègue a le droit à 36 semaines de Formation Continue sur le temps de travail pendant toute sa carrière.

Ce n’est pas un luxe, mais une nécessité quand on voit les nouvelles exigences de notre métier, l’évolution des savoirs, les modifications des contenus d’enseignement, le besoin de travailler en équipe.

L’an dernier l’affectation des collègues en stage s’est encore faite dans la plus grande confusion.

De nombreux stages sont passés à la trappe comme de coutume, soit faute de formateur, de moyens ou de candidats. Le SNUipp a été le seul syndicat à s’opposer à la suppression des stages et à dénoncer la multiplication des stages à public désigné. Malgré l’élaboration d’un barème permettant une plus grande transparence dans la sélection des collègues, l’administration sélectionne les candidats de son choix pour ce type de stage. Depuis plusieurs années, on constate un appauvrissement du PAF et par conséquent un désintérêt croissant pour les stages de formation continue.

Ci-dessous une fiche de suivi syndical à déposer au SNUipp ou à transmettre à votre délégué de secteur. Les inscriptions s’effectuent du 01 au 21 septembre, par internet pour tous (titulaires et contractuels) sur le site :

http://gaia.ac-guyane.fr/ga973

Rappel : les contractuels ont droit à la formation continue comme les titulaires !

 

 

FICHE DE SUIVI SYNDICAL :

STAGES DE FORMATION CONTINUE

Année scolaire 2004-2005

 

Nom et Prénom : …………………………………………………………………………………………………..…

 

Nom de jeune fille : ………………………………………….………………………………………………….……

 

Adresse : ………………………………………………….…………………………………………………….…….

 

École et ville : ………………………………………………………...……………………………………….…….

 

Poste occupé : ……………………………………....……….. Circonscription : ………….……………………….

 

Nbre de semaines de stage FC déjà obtenues : ……… Ancienneté Générale de Services : ……………...………...

 

Fiche de suivi syndical à renvoyer au SNUipp-FSU Bât ; G N° C37 cité Mont Lucas 97300 Cayenne

BAREME  :

AGS / nbre de jours de stage déjà effectués durant sa carrière + 1

 

Secteur des fleuves  : peu d’avancées

 

Apatou

La venue de PE2 sortants, volontaires et motivés devrait dynamiser les écoles d’Apatou. Souhaitons que l’administration ou les difficultés matérielles ne découragent pas ces nouveaux collègues pleins de bonne volonté.

 Le quart de décharge de la directrice de la maternelle Sparwin n’est toujours pas pourvu faute de volontaire. Le SNUIPP Guyane refuse cette situation ; les difficultés d’une direction et les exigences de l’administration nécessitent du temps. Or des solutions existent pour compléter ce quart de décharge , par exemple appliquer la proposition du SNUIPP « plus de maîtres que de classes ». Sur les fleuves cette proposition ne serait pas un luxe !!!

Loca

Pour fonctionner correctement, l’école, comme beaucoup d’autres sur les fleuves, attend toujours l’affectation de deux enseignants.

Papaïchton

L’ouverture du collège, voulue et soutenue par tous les enseignants, s’est faite au détriment de l’école élémentaire. Sans aucune concertation et en cachette (Mme l’IA adjointe est venue avec les élus du Conseil Général début août), il a été décidé de mettre à disposition 7 salles de l’école pour permettre pour l’ouverture de 3 classes du collège (2 sixièmes et une cinquième). L’école se voit privée de sa salle info, de sa BCD et de sa salle de CLAD.

Les enseignants de l’école étaient tout à fait prêts à faire des efforts pour le projet de collège qui constitue une réelle avancée dans l’école de proximité. Mais ils souhaitaient y être associés et ne pas avoir l’impression que l’école élémentaire doit être déshabillée pour habiller le collège en habits du dimanche (la BCD doit servir de salle de professeurs pour les 3 enseignants du collège).

D’autant plus que cette situation devrait durer : initialement prévue jusqu’à la Toussaint, Monsieur le Maire parle de fin janvier. Nous pensons plus tard au vu de l’avancement des travaux.

L’autre mauvaise nouvelle de la rentrée est le vol sans effraction, à la mairie, des ordinateurs de l’école …

A tout cela il faut ajouter le manque de 4 logements pour les enseignants. La rentrée 2005 restera dans les mémoires.

Maripasoula

A cause du manque de places sur les lignes d’Air Guyane et des cafouillages de nomination du rectorat, la rentrée s’est faite de nouveau de manière très chaotique dans toutes les écoles de Maripasoula , du Haut Maroni (les écoles de Cayodé et Elahé sont toujours fermées) ainsi que dans celle de Nouveau Wacapou (école fermée).

Bon nombre de postes n’ont pas été pourvus en raison du faux espoir qu’ont eu nos collègues contractuels en poste l’année dernière d’obtenir une affectation sur l’île de Cayenne en vue de passer le CRPE : nombreux sont ceux qui ont restreint leurs vœux sur le littoral.

 Les difficultés de logement sur Maripasoula empoisonnent toujours la vie de tous les jours : plusieurs collègues avaient déposé un dossier à la SIGUY fin juin mais depuis fin août la responsable des dossiers est en « congé maladie », personne ne la remplace !!!

Le nouveau projet de regroupement des médiateurs culturels sur l’école maternelle désorganise la vie des écoles élémentaires (projets pédagogiques, BCD …….).

 La vie sur les bords du Maroni est toujours aussi difficile !!!

Pierre Malingoix

St-Georges

Contrairement à la déclaration du directeur d’EDF, « la situation est redevenue normale », le service d’électricité à St Georges de l’Oyapok est toujours en panne. Les nombreuses coupures occasionnent une grande gène pour les habitants et pour le fonctionnement des écoles.

Ce retour aux temps de la lampe à pétrole s’accompagne d’un manque chronique de tables et de chaises pour tous les élèves dans certaines classes.

A toutes ces difficultés s’ajoute un manque de logements chronique pour les nouveaux enseignants.

Ouanary

La rentrée s’est bien passée  

 Mana

 L’absence de volonté municipale de scolariser tous les enfants de Mana par un programme de constructions scolaires a fait exploser les effectifs dans les classes et la liste d’attente officieuse (150 enfants).

 L’école Bellony n’a toujours pas fait sa rentrée à cause de retards dans la rénovation des toilettes.

Ce retard et ces sureffectifs ne devraient pas toucher les enfants des notables de la commune ; ils sont pour la plupart scolarisés dans l’enseignement privé ….

 

Pays indien

Les écoles d’Elahe et de Cayode sont sans enseignants. A Twenke Taluen une classe n’a pas pu être ouverte car le logement de fonction n’est toujours pas livrable… malgré la visite en juin de DEUX ministres, du préfet, du sous préfet, du recteur de l’inspecteur et du maire !!!!!

A Antecume Pata, une classe sans maître car son logement n’est toujours pas réhabilité. A Pilima, la collègue en congé de maternité n’a pas encore été remplacée.

 

 St Elie

 Nous souhaitons la bienvenue au nouvel enseignant qui a la charge d’ouvrir l’école. Cette création de poste est une victoire contre la non scolarisation. Il y a maintenant une école dans toutes les communes de Guyane. (la nécessité de cette ouverture avait été soulignée par un recencement effectué par des militants du SNUIPP des enfants en âge d’être scolarisés).

Cette école voulue et soutenue par le SNUIPP semblait, d’après la circonscription de Cayenne Sud, avoir fait une bonne rentrée. Cette affirmation paraît devoir être vérifié puisque ce n’est seulement après nos renseignements que la circonscription découvrait avoir une nouvelle école.

 

Secteur de Kourou : c’est reparti pour un tour

 

Tout d’abord, une pensée pour notre collègue Michel MENTA, nouvellement nommé dans le département qui nous a brusquement quitté le week-end de la rentrée. La Guyane a été sa dernière destination. Adjoint d’élémentaire à M. SABA, nous n’avons pas eu le temps de le connaître et nous présentons nos condoléances à ses proches.

La rentrée sur la commune de Kourou a réservé son lot de surprises. Des bungalows ont fleuri dans les cours de Compas maternelle et de E. Rimane élémentaire, tandis que l’école O. Palmot était livrée flambant neuve, bien qu’il reste quelques détails à régler. Comme à chaque rentrée scolaire, les écoles cambriolées sont légion sur la commune. La sécurité des locaux n’est toujours pas suffisamment assurée, les personnels et les enfants en font toujours les frais.

Qu’à cela ne tienne, tout le monde est sur le pont pour cette rentrée 2005-2006.

Comme de coutume, dès les premiers jours, des réglages se sont révélés nécessaires. Certains postes restaient sans affectations, d’autres avec des doubles affectations. Les congés maternités occupent déjà les remplaçants brigades .

De l’avis général, cette rentrée n’est pas meilleure que les autres mais il y a le sentiment que certains problèmes auraient pu être évités avec un peu plus de prévoyance et d’organisation, aussi bien au niveau de la circonscription que de la municipalité : ventilateurs en panne à l’école M. SABA élémentaire, surtension électrique qui engendra la panne de tous les ordinateurs de l’école M. SABA maternelle, changement de barillets de portes sans fournir les clés à la directrice, erreur d’inscription d’enfants par la mairie, ce qui nécessite de refaire certaines listes de classes le jour de la rentrée, nous trouverons d’autres dysfonctionnements en cours d’année.

Sur Kourou, l’accueil d’environ 1000 enfants supplémentaires ne laisse pas augurer d’un allègement des effectifs par classe. La méthode bungalow, bien qu’étant une solution d’appoint, ne doit toutefois pas rester définitive (adaptation des normes d’hygiène – toilettes – espace de jeux) mais elle permet à certains enfants d’accéder à l’éducation. La liste d’attente s’élèverait à la rentrée à 200 enfants pour Kourou. Il est question que 2 mobiles homes soient installés dans les écoles maternelle et élémentaire M. SABA.

Compte tenu de la hausse démographique scolaire, des implan-tations de bungalows, des contrats d’intégrations, sans encore entrer dans le détail car les situations évoluent quotidiennement, nous pouvons dire qu’à Kourou la moyenne des effectifs par classe est de 26,4 et le nombre de contrats d’intégrations est de 18,5. Il faut considérer que cette situation ne va pas aller en s’améliorant. Au contraire, il y a encore des enfants à scolariser et il faudra être vigilant afin d’avoir dans nos classes un taux d’encadrement qui nous permette de travailler correctement.

Suite au prochain épisode pour les news de la circonscription

Paul Losada

 

Comme les années passées, mais de manière plus chronique encore, la non-scolarisation touche de plus en plus de monde en Guyane, même des enfants d’enseignants à Kourou, Cayenne et St Laurent ….. il y même maintenant des petites annonces pour acheter ou échanger des places à l’école ; c’est devenu un commerce !!

Annonce relevée dans Blada.com :

Isabelle Kourou

Je suis un petit garçon de 3 ans, je ne souhaite pas me séparer de ma gentille nounou, j’échangerais donc ma place en maternelle petite section à l’école Raymond Cresson contre une place en petite section maternelle à l’école Emile Nézes —Tu peux contacter ma maman au xxxxxxxxxxx — merci

Certains pensent-ils encore que la non construction d’écoles nous protége des hordes d’étrangers ? Que grâce à cette politique, la Guyane de demain sera plus prospère et mieux protégée ?

Christian Bourrel

Secteur de Matoury :

 

Le jeu des chaises musicales se poursuit chez les IEN et, une fois de plus, c’est la circonscription de Matoury qui fait les frais de l’opération : 4ème inspecteur en 4 ans ! Si tout le monde s’accorde pour regretter le « turn-over » des enseignants dans le département, que dire de celui des IEN à Matoury ?

Nous souhaitons malgré tout la bienvenue à M. Delecambre, mais nous nous inquiétons cependant pour sa santé ! A l’instar de ses prédécesseurs, il risque d’être victime de surmenage car en plus de la charge de sa circonscription il aura la lourde responsabilité de chapeauter l’observatoire ainsi que de nombreuses missions auprès du recteur en tant qu’IENA.

Pour revenir à la rentrée sur Matoury, elle s’est passée dans d’assez bonnes conditions. La politique d’anticipation des constructions scolaires menée par la mairie a permis d’éviter des augmentations d’effectifs trop importantes, contrairement à ce qui se passe dans d’autres communes.

Il faut cependant relever quelques points noirs :

- les classes maternelles sont bourrées à bloc : on dépasse largement le seuil des 27 élèves de moyenne par classe, notamment à l’école maternelle de Balata où, bizarrement, le poste de maître soutien a été supprimé,

- plusieurs écoles ne disposent toujours pas de salle sécurisée, alors que des ordinateurs attendent pour rejoindre leur école d’affectation,

 

- les contrats des ATSEM ne laissent que peu de temps de présence dans les classes pour effectuer les tâches qui leur reviennent normalement, alors que la plus grande partie de leur temps est consacré au travaux d’agents d’entretien,

- certaines écoles se sont vues attribuer une capacité d’accueil à la cantine bien inférieure aux besoins réels, les enfants d’Abriba étant, quant à eux, toujours privés de cantine,

- les travaux dans les écoles n’ont pas toujours été faits avec la délicatesse souhaitée (serrures forcées, bureau vandalisé…) et les sempiternels cambriolages de vacances.

- retard dans l’ouverture de l’école de Cogneau Lamirande.

Roura, Cacao

L’école du bourg, avec l’ouverture de sa CLIN, est éclatée sur trois sites avec une classe dans le presbytère.

Pendant que le maire de Roura s’enorgueillit de sa nouvelle cantine du bourg, il ferme de manière dictatoriale celle de Cacao, sans avis du conseil municipal et du conseil d’école. Cette décision inique a été annoncée aux parents 5 jours avant la rentrée sans explications. Si les enfants veulent manger, que les parents les inscrivent à l’école des sœurs, répond le maire.

 Le SNUIPP s’insurge contre cette décision et soutient les collègues dans leur combat pour l’école publique.

Macouria, Montsinery

Peu d’information, il semblerait donc que la rentrée se soit déroulée sans problèmes majeurs.

Régina

La classe de 6ème du collège est ouverte, mais sans enseignant, et de toutes façon il n’y a pas de logement pour l’accueillir. En élémentaire, tous les enseignants sont présent, on ne signale aucune difficulté importante.

J-N G.

 

Lorsque Cayenne donne l’exemple !

La rentrée à Cayenne s’est faite comme les années précédentes. La cohorte de parents d’élèves, se présentant dans toutes les écoles afin de trouver une place, a recommencé. A ce jour, la plupart des écoles présente un sur-effectif avec des pointes à 30 élèves en maternelle (notamment à Colibri) et plus de 28 élèves dans la quasi-totalité des classes situées en ZEP. A Boris, les CP sont tous à 28 élèves et on s’étonnera que plus de 50% des élèves quittent le système scolaire sans aucune qualification et que seulement 30% d’entre eux arrivent au BAC. Plus inquiétant, la municipalité continue de faire parvenir à certains directeurs des listes d’enfants en attente. Pas étonnant lorsqu’on sait que plus de 400 enfants rien que sur Cayenne-Sud ne sont toujours pas scolarisés ainsi que 220 dont 23 devant être en CP ou en CE1sur Cayenne-Nord. Pour la énième année, toujours pas de construction de groupe scolaire dans la capitale et surtout, aucun effort pour résorber les listes d’attente et décongestionner les classes. Aucune prise en compte de l’hétérogénéité du public que nous accueillons dans nos classes qui nécessite une prise en charge en nombre restreint afin que nous puissions offrir aux enfants de Cayenne l’enseignement qu’ils méritent. Seule l’école maternelle J.Macé s’est vu dotée d’un bungalow et cela permet à la directrice d’être totalement déchargée.

Pire, il semblerait que les services scolaires aient reçu un courrier du recteur leur permettant d’inscrire jusqu’à 30 élèves par classe. On ne peut accepter cela car, s’il est fondamental que tous les enfants soient scolarisés, il est hors de question que cela se fasse au détriment des conditions de travail et de la qualité de l’enseignement. Nos classes ne sont pas des haltes garderie. Il est possible d’installer quelques bungalows sur l’ensemble des établissements afin de résoudre ce double défi qui se présente à l’ensemble de la communauté éducative. Nous ne comprenons pas que notre hiérarchie nous prenne ainsi en otage en nous faisant supporter la totalité des charges et nous demandons au recteur de respecter les taux d’encadrement qu’il souhaitait voir au sein des circonscriptions, soit 25 élèves en ZEP et 27 hors ZEP. D’ores et déjà, nous invitons l’ensemble des équipes éducatives à faire corps avec la direction d’école. Lorsque la barque est trop chargée, surtout quand elle est frêle, elle coule. Il est impératif que nous travaillions dans de bonnes conditions si nous voulons, qu’enfin, l’académie de Guyane obtienne des résultats dignes de ce nom.

Il est plus qu’urgent qu’une réunion se tienne entre le recteur et le maire afin que se dégagent très rapidement des solutions palliatives. Les efforts ont été constants et conséquents de la part des enseignants depuis bien trop longtemps. Il est plus que temps que les collectivités ainsi que l’Etat, garant des droits de chacun, prennent leurs responsabilités. Les mairies de Matoury et Rémire-Montjoly ont su accompagner la démographie, avec chaque année, des ouvertures de classes (que l’on peut trouver sur certains secteurs insuffisantes). Le chef-lieu serait-il incapable de donner l’exemple ?

Par ailleurs, alors que les listes d’attente ne cessent de s’allonger, la municipalité fait le forcing afin que certains enfants de 2 ans soient impérativement scolarisés. C’était déjà le cas l’an dernier et on assiste aujourd’hui au transfert de ces élèves vers d’autres établissements lorsque l’équipe éducative de l’école les ayant accueillis décide leur maintien en petite section. Il semblerait que l’on appelle cela « le réseau municipalité ». Ce qui nous semble plus grave, l’inspectrice de circonscription, lorsqu’elle est sollicitée par les enseignants, semble impuissante à faire respecter les décisions pédagogiques en expliquant que les consignes viennent de plus haut.

Qui donc au rectorat cautionne ce système qui ne profite qu’à certains et jamais aux plus nécessiteux ? C’est tout simplement scandaleux.

Le SNUipp se mobilisera avec vous afin de créer les rapports de forces permettant des conditions acceptables de travail dans les écoles de Cayenne.

Eddy Ségur

Saint-Laurent : et encore une bonne rentrée !

 

On m’avait annoncé une rentrée difficile sur St Laurent, secteur que je découvre après avoir passé 8 ans à Grand-Santi, elle le fut, et elle l’est encore. Pour moi, c’est clair, trop de choses nouvelles pour que je puisse vous faire un point précis sur cette rentrée dans la capitale de l’Ouest. Pourtant, je ne résiste pas à vous donner mes impressions sur ma première rentrée en ville.

Tout d’abord, M. Giron a réussi le tour de force d’ouvrir toutes les écoles de St Laurent le vendredi 2 Septembre alors que le nombre d’enseignants manquant approchait la cinquantaine. M. Giron n’est pourtant pas magicien, son truc, car bien sûr il y a un truc, une circulaire distribuée dans toutes les écoles le jour de la prérentrée à l’intention de tous les enseignants de CLIN et de CLAD. « En ce début d’année scolaire, vous êtes à la disposition des directeurs afin que tous les élèves qui se présentent à l’école soient accueillis même en l’absence temporaire de maîtres dans certaines classes.  » Bien sûr, on ne sait pas très bien combien de jours dure ce début d’année scolaire, mais certains enseignants savent déjà qu’ils auront une classe la troisième semaine de septembre…et si le début d’année scolaire durait jusqu’à la Toussaint, date à laquelle la Mairie a promis de nouvelles classes dans certaines écoles. (3 à La Charbonnière, 3 aux Ecoles 6, 3 aux Sables Blancs et 3 aux Cultures).

Pour cette bonne rentrée, je n’oublie pas non plus les enseignants de Maternelle qui ont prêté leurs locaux pour les enfants du Cycle 3 ou même mieux, ont pris des classes élémentaires pour remplacer les collègues absents.

Pendant ma visite dans les écoles de St-Laurent, les directeurs m’ont paru néanmoins satisfaits de leur rentrée. (Le quatrième jour, toutes leurs classes étaient ouvertes). Le souci, c’est que deux écoles sans directeur , Les Cultures et Giffard, ont payé les frais de cette rentrée : 9 collègues manquant à Giffard, 6 (sur 10) aux Cultures où l’ancienne directrice ne sait plus vers qui se tourner après que l’Inspecteur lui aient promis qu’il n’y aurait pas de problème pour qu’elle conserve la direction de son école.

Je souhaite particulièrement bon courage et bonne rentrée aux collègues de ces deux écoles qui vont en avoir bien besoin. Je n’oublie pas les collègues du Fleuve où nous serons bientôt, mais là le Rectorat est le seul à savoir comment ça s’est passé car de Grand Santi par exemple, nous n’avons aucune nouvelle : bien sûr, comme l’an passé, le téléphone ne marche toujours pas (merci Outremer Télécom…). Enfin, comme dit le dicton : « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles… »

Pour St-Laurent, Dominique

C’est combien une place à l’école publique ?

Pré-rentrée à l’école St maurice de St Laurent :

1) Mr Giron, l’inspecteur, passe lors de notre réunion de prérentrée pour nous demander si les classes sont au complet. Il précise que Sur St Laurent, une centaine d’élèves attend d’etre scolarisé. Il nous signale l’arrivée dans notre école d’une petite fille, en moyenne section. Les classes de MS sont à 27 ; chiffre arrêté en fin d’année scolaire dernière, nous étions auparavant à 28. Au nom de la tradition l’inspecteur nous demande d’accueillir prioritairement cette enfant dont la maman, seule, est une collègue ; elle prend ses fonctions dans le lycée voisin. Je lui rappelle le souhait du recteur : 25 enfants par classe. Pour l’inspecteur, c’est un objectif. Si l’on ne peut pas l’atteindre, on n’est pas obligé de s’y tenir.

2) Dans l’heure qui suit une nouvelle enseignante du lycée vient voir s’il y a une place pour son fils, en moyenne section. Il a été inscrit à l’école d’Espérance. C’est loin de son lieu de travail et de son domicile (qu’elle ne connaissait pas en juin). Erreur de la mairie ou convenance personnelle ? Elle dit qu’elle ne prendra pas ses élèves au lycée si on ne prend pas son fils à St Maurice, proche de son lieu de travail ou à Amapa, proche de son lieu d’habitation.

Laurent Costarramoune

 

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